LES METIERS DE LA MODE

• Styliste
• Patronnier - Gradeur
• Couturière - Tailleur
• Mannequin
• Illustrateur de mode


MODELISTE

Le modéliste reçoit, étudie, analyse le modèle du styliste, sous forme d'un croquis complété d'annotations techniques.

Suivant la caractéristique des vêtements, le modéliste peut choisir entre trois méthodes allant du procédé manuel, appelé toilisme ou moulage, jusqu'au travail sur ordinateur.

Le toilisme ou moulage se pratique avec un mannequin sur lequel est appliquée une toile que le modéliste ajuste en la coupant, en plaçant des épingles de façon à draper (disposer en plis harmonieux) le tissu. Il précise l'emplacement des découpes, des pinces, règle l'aplomb du vêtement, marque tous les repères.

Après une première critique des responsables de l'exécution, il remet la toile à plat et réalise un patron de papier sur lequel il porte toutes les indications nécessaires au montage : repères de couture, coupe de l'encolure, des emmanchures, emplacement des poches, boutonnages, parements, fronces, ouvertures...

La construction à plat, seconde méthode, diffère beaucoup de la précédente car elle ne procède pas par l'étude réelle des volumes (3D = 3 dimensions). C'est une technique de traçage sur papier ou calque des volumes développés à plat (2D = 2 dimensions) selon les principes couramment utilisés dans le dessin industriel. Cette pratique est très complémentaire de la première.

La troisième méthode est, en fait, une variante de la seconde. Elle consiste à obtenir un nouveau modèle en transformant un patron de base. Elle consiste à matérialiser le projet du styliste par un jeu subtil de modifications de lignes d'assemblage, de création ou de déplacements de pinces, d'agrandissement ou de réduction de surfaces.

Dans tous les cas, il se rapproche le plus possible des idées du styliste, mais peut proposer des modifications en fonction de ses propres idées, du style de la marque pour laquelle il travaille, des impératifs techniques...

D'après le nouveau patron établi, il découpe les pièces dans le tissu définitivement choisi et fait monter le vêtement par des mécaniciennes-modèles ou des ouvriers travaillant sur la chaîne. Si des difficultés ou des co-ts supplémentaires se présentent, il peut encore modifier le modèle avant de le présenter aux différents responsables de la collection. Il rédige, enfin, une fiche technique avec les caractéristiques du vêtement et les opérations à effectuer.

L'ordinateur a pris une place importante dans le travail du modéliste. La CAO (création assistée par ordinateur) et la DAO (dessin assisté par ordinateur) sont aujourd'hui les outils incontournables dans les étapes de création d'un vêtement. Des ajustements peuvent être opéres sur écran, ce qui évite des manipulations.

Disponibilité, adaptation, travail en coopération

D'une façon générale, les entreprises des métiers de l'habillement se répartissent entre celles qui ont leur marque et intègrent leur propre bureau d'études (maisons de haute couture, entreprises de prêt-à-porter) et celles qui ont recours à un bureau de style indépendant.

Le modéliste exerce donc son activité, soit à l'intérieur de l'entreprise, soit dans un bureau indépendant. De nombreuses entreprises, qui ont leur marque, possèdent leur bureau d'études à Paris et font assurer la confection par des façonniers.

Le modéliste travaille en collaboration, d'une part avec le styliste qui lui remet les croquis au fur et à mesure de leur création, d'autre part avec la mécanicienne-modèle qui exécute les différents essais et confectionne le premier vêtement. C'est donc un travail le plus souvent sédentaire, auquel s'ajoutent l'assistance à des présentations de collections, des visites d'expositions. Au moment des collections, le travail du modéliste connaît des périodes de pointe avec de nombreux dépassements d'horaires.

La préparation d'une collection commence de 12 à 18 mois avant sa présentation.

La mise en forme d'un modèle demande quelques heures pour les modèles simples ou peu différents de modèles déjà existants, à plusieurs jours pour des modèles plus originaux.

Un métier exigeant, une double compétence

Le modéliste doit être parfait, car ce métier requiert des qualités précises et complémentaires : du go-t, du sens artistique, de la précision, de l'habileté manuelle, jointes à une bonne appréciation des contraintes techniques ; mais aussi de l'assurance et de l'autorité. Le modéliste peut en effet être amené à défendre sa position devant les arguments du styliste. Responsable de la réalisation des modèles, il contrôle ensuite le travail des mécaniciennes. Il doit faire preuve d'une bonne résistance physique et nerveuse.

Très peu de modélistes sont recrutés directement après la formation initiale (voir rubrique Formations). Les jeunes occupent souvent plusieurs emplois dans les entreprises de l'habillement avant d'accéder à un métier de modéliste : de nombreux professionnels sont d'anciens tailleurs ou couturières, ou des dessinateurs qui ont des notions de coupe.

Les déficiences visuelles constituent une contre-indication à l'exercice de la profession.

Perspectives, promotion

L'évolution de la carrière du modéliste peut se faire par passage dans des entreprises de plus en plus renommées. S'il change de fonction, le modéliste peut devenir styliste ou chef de production, à condition d'acquérir une bonne connaissance des contraintes de l'entreprise et des réseaux de distribution.

Débouchés, rémunération

Les débouchés sont plus nombreux à Paris qu'en province.

La demande de la profession se tourne vers un personnel technique qualifié, en particulier dans le domaine du modélisme industriel.

Les salaires sont très variables en fonction de la taille et de la renommée de l'entreprise. On peut donner à titre indicatif un salaire de 7 000 à 8 000 F pour un débutant.

Diplômes délivrés (France)

Le diplôme traditionnellement le mieux adapté à cet emploi est le BT vêtement création mesure. Ce diplôme est préparé après une seconde spécifique. Des stages sont prévus chez les couturiers.

A l'avenir, les modélistes seront le plus souvent recrutés après l'option modélisme industriel du BTS industries des matériaux souples. Le BTS industries des matériaux souples est préparé en 2 ans après le BT vêtement (création mesure) ou le Baccalauréat technologique STI sciences et technologies industrielles, spécialité génie mécanique option matériaux souples.

Actuellement, la plupart des professionnels ont exercé d'autres fonctions dans la production, avant de devenir modélistes.

Le Brevet professionnel

C'est un diplôme de promotion sociale qui sanctionne une formation de niveau IV.

Il existe le BP vêtement sur mesure, options : tailleur pour dame, tailleur pour homme, couture flou.

Le Brevet de maîtrise

Le BM modéliste sanctionne une formation concrète qui permet de s'installer à son compte et d'obtenir l'agrément pour former des apprentis.

SOURCE : ONISEP

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