LES METIERS DE LA MODE
Styliste
Modeliste
Patronnier - Gradeur
Couturière - Tailleur
Mannequin
ILLUSTRATEUR DE MODE
Le métier d’illustrateur consiste à créer une
image pour répondre à une demande soit d’un commanditaire
(directeur artistique), soit pour accompagner un texte ou exprimer une idée.
Pour cela, il utilise des techniques diversifiées tel que : le dessin,
la peinture, l’aquarelle, la gravure, la photo, l’ordinateur (Illustrator,
Photoshop, XPress).
Dans les années 90, on observe une recrudescence de l’utilisation
des logiciels dans le domaine de l’illustration. Actuellement, son succès
est mené par un petit groupe d’artistes comme Sue Coe, Russell
Mills, Chloe Cheese et Ian Pollock.
L’illustrateur peut travailler dans des domaines très diversifiés
: la presse spécialisée ou magazine, les livres pour enfants,
l’édition (journaux, ouvrages, encyclopédie, couverture),
les enseignes de grands magasins, la publicité (mailings et packagings),
le tissus, papiers peints. Il peut aussi travailler pour des marques ou encore
réaliser des affiches.
L’illustrateur, peut-être aussi amené à prendre
la casquette d’auteur à partir du moment où il réalise
son propre texte.
Les qualités qu'il faut posséder
Un excellent coup de crayon et une personnalité : voici les principales
qualités de l'illustrateur. Parmi les métiers de la création,
l'illustrateur est peut-être celui qui se rapproche le plus de l'artiste.
Que ce soit dans l'édition ou dans la presse, on le choisit en effet
en fonction de son style. Caricature, naïf, BD : tout est permis. A condition
d'avoir du talent et de savoir le vendre.
Seulement la moitié des illustrateurs arrivent à vivre de leurs
dessins.
"Obtenir un rendez-vous avec le directeur artistique d'une maison d'édition
ou d'un magazine n'est pas toujours facile ", déplore Marie-Laure,
une jeune illustratrice. " C'est pourquoi je choisis avec beaucoup de
soin les maisons où je présente mes travaux. Car même
s'ils apprécient ce que je fais, ce n'est pas pour cela qu'ils auront
du travail pour moi. Il m'est arrivé d'avoir des pistes ou de rencontrer
des personnes qui me disent : "je pense que nous travaillerons ensemble"
et d'attendre encore leur coup de fil. " Après des études
aux Beaux-Arts de Rennes, Marie-Laure est venue à Paris présenter
son book (un dossier constitué de ses différents travaux) aux
différentes maisons d'édition. Elle a déjà réalisé
un livre pour enfants, mais cette première parution n'a pas été
suivie par d'autres commandes. " Il faut toujours relancer. Malheureusement,
j'arrive parfois trop tard. Les maisons d'édition viennent juste de
confier un livre à quelqu'un d'autre. Il faut dans ces cas-là
attendre un nouveau projet. " Les maisons d'édition confient rarement
leurs ouvrages aux jeunes illustrateurs.
Pour réussir à décrocher une commande, il faut, comme
Marie-Laure, persévérer, prendre rendez-vous et présenter
votre book aux directeurs artistiques ou directeurs de collection.
L'illustration et la presse
" Dans la presse, j'ai eu plus de chance. Un de mes amis était
maquettiste dans un magazine de mode, explique Marie-Laure. Grâce à
lui, j'ai pu illustrer tous les mois l'horoscope. C'était amusant à
faire, mais pas vraiment rémunérateur... Je touchais 1 200 francs
par mois pour ce travail. " Horoscope, dessins stylisés de mode,
illustrations de sujet... la presse fait en général appel aux
illustrateurs lorsqu'elle ne peut se contenter de photos. Sylvie, diplômée
des Beaux-Arts de Paris, se souvient d'avoir eu à illustrer pour un
magazine féminin, un sujet particulièrement ardu. " La
rédactrice m'avait contactée car elle avait vu mes travaux dans
un petit quotidien de ma région. Elle avait apprécié
mon coup de crayon et m'avait demandé d'illustrer un papier sur les
différentes positions qui pouvaient réveiller l'ardeur sexuel.
C'était vraiment très difficile. Je m'en suis sortie en faisant
des croquis dans des couleurs très douces, très aquarelles...
"
Quand les magazines font appel aux illustrateurs, ils leur demandent souvent
d'avoir de l'humour, un esprit journalistique et parfois même une opinion
politique. C'est le cas des dessinateurs de presse, par exemple.
Dessinateur de presse
Le dessinateur de presse travaille aux côtés du rédacteur
en chef et reste très souvent fidèle au titre qui l'emploie.
D'où le peu de places à prendre. Pour débuter, commencez
déjà par démarcher les journaux régionaux ou les
magazines spécialisés avant de frapper aux portes des grands
quotidiens parisiens...
Travaillez, présentez vos travaux, réagissez en fonction de
l'actualité et n'hésitez jamais à présenter ou
à faxer vos dessins au rédacteur en chef. C'est avec du talent
et beaucoup de culot qu'on arrive à percer dans ce secteur.
Environnement
Pour se faire connaître l’illustrateur doit avant tout imposer son style et se créer un univers qui lui est propre, il est amené à démarcher les éditeurs, à se rendre sur des salons ou diverses manifestations.
Pour l’aider dans ses démarches, la Maison des illustrateurs, grâce à son fichier d’éditeurs, peut lui indiquer de façon précise les directeurs de collection correspondant à son style. Lieu de rencontres professionnelles, cette association met en contact les demandeurs et les illustrateurs. Dans le cadre de son activité, l’illustrateur doit tenir compte des contraintes techniques et des délais de livraison imposés par le directeur artistique, le maquettiste ou le client.
L’illustrateur peut selon les cas être en free lance (situation majoritaire) ou salarié. Aujourd’hui cette profession compte près d’un millier de membres (Journal des arts, octobre 2000), dont environ 200 sur le marché parisien.
Dans le domaine de l’édition trois grands éditeurs couvrent le marché : Hachette, Havas et Gallimard. Aujourd’hui les éditeurs reçoivent très peu les illustrateurs, ils se font démarcher par courrier, par téléphone et dépôt de book, sans entretien à l’appui. Il est recommandé à l’illustrateur d’avoir un métier en parallèle, afin de subvenir à ses besoins (enseignant). Ce métier fonctionne par vague, et la publication d’un album par an est exceptionnelle.
Ses prestations sont rémunérées selon les cas entre : 1 200 F 1 500 F pour la presse magazine (horoscope, article), 7 000 F pour illustrer un livre (45 p), 1 000 F à 3 000 F pour une couverture, 2 000 F pour une journée d’animation, 1 000 F pour un dessin à l’unité.
Actuellement, grâce à des structures comme la Maison des illustrateurs, axée essentiellement sur l’illustration pour la jeunesse et l’Union nationale des peintres illustrateurs, qui représente les illustrateurs auprès des pouvoirs publics le métier d’illustrateur est reconnu à part entière.
Pour finir, quelques conseils :